sauver l'amour

Aimer est plus fort que d'tre aim

Toi qui sais ce qu'est un rempart
Tu avances sous les regards
Courroucés
Tu écris mais sur le buvard
Tous les mots se sont inversés
Si tu parles il te faut savoir
Que ceux qui lancent des regards
Courroucés
Ne voudront voir dans leur miroir
Que ce qui peut les arranger
Toi qui as brisé la glace
Sans que rien ne remplace
La vérité
Et qu'il n'y a que deux races
Ou les faux ou les vrais
L'amour te porte dans tes efforts
L'amour de tout délie du secret
Et face à tous ceux qui te dévorent
Aimer est plus fort que d'être aimé
Toi qui sais ce qu'est le blasphème
On ne récolte pas toujours
Ce qu'on sème
Tu connais l'ambition suprême
De ceux qui te vouent de la haine
Ils voudraient sous la menace
Te fondre dans la masse
Pour t'étouffer
Mais pour couler le brise-glace
Il faudrait un rocher
L'amour te porte dans tes efforts
L'amour de tout délie du secret
Et face à tous ceux qui te dévorent
Aimer est plus fort que d'être aimé

Paroles et musique : Daniel Balavoine.
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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Tous les cris, les S.O.S.

Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu'on pourra lire à travers
S.O.S. écrit avec l'air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l'encre vide un désert

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie

Difficile d'appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Etouffent un peu plus les cris d'amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie

Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d'étoile sur les rochers

Et j'ai ramassé les bouts de verre
J'ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l'eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau reste à faire
Et je cours...

Paroles et musique : Daniel Balavoine.
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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L'Aziza

Petite rue de casbah
Au milieu de Casa
Petite brune enroulée d'un drap
Court autour de moi
Ses yeux remplis de pourquoi
Cherchent une réponse en moi
Elle veut vraiment que rien ne soit sûr
Dans tout ce qu'elle croit
Ta couleur et tes mots tout me va
Que tu vives ici ou là-bas
Danse avec moi
Si tu crois que ta vie est là
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux s i tu veux de moi
Et quand tu marches le soir
Ne tremble pas
Laisse glisser les mauvais regards
Qui pèsent sur toi
L'aziza ton étoile jaune c'est ta peau
Tu n'as pas le choix
Ne la porte pas comme on porte un fardeau
Ta force c'est ton droit
Ta couleur et tes mots tout me va
Que tu vives ici ou là-bas
Danse avec moi
Si tu crois que ta vie est là
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux si tu veux de moi

Chorus
L'aziza ta couleur tes mots tout me va
Danse avec moi
Que tu vives ici ou là-bas
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux si tu veux de moi
L'aziza
Si tu veux que ta vie soit là
Il n'y a pas de loi contre ça
L'aziza
Fille enfant du prophète roi


Paroles et musique Daniel Balavoine.
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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Le blues est blanc

Je vous parle de ces drôles de soirs
Qui font qu'on se sent comme sur un sol mouvant
De ces instants bizarres
Où tout paraît beaucoup trop grand
La nuit prend un goût de Gardénal
Quand on n'aperçoit plus la lueur du phare
Que l'eau entre dans les cales
Le plus beau devient si banal
Qu'on aurait envie
D'affaler toutes les voiles
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Quand tout nous sépare de notre histoire
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Pour la mort on verserait des arrhes
Et dans le cafard
On ne sait même plus dans quel sens on rame
On croit qu'on a perdu la flamme
Faut pas pleurer ce n'est pas un drame
On a tous eu un jour ce genre d'état d'âme
Et aspiré par la lame
On a peur même des télégrammes
On voudrait changer
Mais changer pour quel programme
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Quand tout nous sépare de notre histoire
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Pour la mort on verserait des arrhes
Et dans le cafard
On ne sait même plus dans quel sens on rame
On croit qu'on a perdu la flamme
Et dans le cafard
Faut pas pleurer faut pas faire de drame
On a tous eu ces états d'âme

Paroles et musique : Daniel Balavoine.

© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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Sauver l'amour

Partir effacer sur le Gange
La douleur
Pouvoir parler à un ange
En douceur
Lui montrer la blessure étrange
La douleur
D'un homme qui voudrait trouver
En douceur
Au fond de lui un reste de lueur
L'espoir de voir enfin un jour
Un monde meilleur

Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour
Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l'envie
Où est le sauveur ?

Et chaque nuit le peuple danse
En douceur
Croit qu'il peut exorciser
La douleur
Puis lentement quitte les transes
En douceur
Alors revient dans sa conscience
La douleur
Au fond de lui sent cette peur immense
De voir mourir ce sentiment d'amour intense

Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour
Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l'envie
Où est le sauveur ?
Paroles et musique Daniel Balavoine
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle


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Ne parle pas de malheur

Dans le vertige et le doute
Comme une armée en déroute
Qui attend
Qu'une étoile guide sa route
Dans ce vide que je redoute
Je t'attends
Je refais l'histoire
Tout va vite
Paumé dans le noir
Tout va trop vite
Ça fait déjà trop longtemps
Depuis ton départ
Tout va vite
Tu m'as laissé dans le brouillard
Dis-moi vite
Si c'est trop tôt ou trop tard

Ne parle pas de malheur
Tu me fais trop mal

Et sur mes Polaroïd
Je te dessine une ride
Je t'attends
Il faut que tu sois lucide
Te vieillir est un suicide
Mais j'attends
Et dans ma mémoire
Tout va vite
Quand je veux te voir
Tout va trop vite
Ça fait déjà trop longtemps
Depuis ton départ
Tout va vite
Tu m'as laissé dans le brouillard
Dis-moi vite
Si c'est trop tôt ou trop tard

Ne parle pas de malheur
Tu me fais trop mal

Chorus

Je perds la mémoire
Tout va vite
Je veux te revoir
Tout va trop vite

Paroles et musique Daniel Balavoine.
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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Un enfant assis attend la pluie

La braise cachée de cendre est en vie
Comme la fleur
Eblouie
Timidement sort de l'ortie
L'horizon se déplie
En ouvrant son toit
Le ciel enfante un soleil qui tire
La mémoire de l'oubli
Et les yeux grands ouverts
Délivrés de la nuit
Je sais que quelque part
Un enfant assis
Attend la pluie

L'enfant séché sur le sol d'Erythrée
Les traits tirés
Tire un trait
Sur cette terre aride et ridée
Dont il a hérité
En refermant son toit
Le ciel enterre un soleil qui meurt
Mais la mémoire survit
Et les yeux grands ouverts
Prisonniers de la nuit
Il me reste l'image
De ce corps meurtri
Qui pousse un cri

Entend ce cri
Entend ce cri
Son lit de poussière a besoin de pluie
Fleuve de pierre
De ces yeux lunaires
Ses larmes sèches n'ont pas de prix
Tombe la pluie
Paroles et musique Daniel Balavoine.
© Editions Barclays-Morris / Editions Bicycle

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